samedi 20 octobre, 2018

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28ème rencontre des milieux économiques et sociaux UE-ACP : un partenariat renouvelé

28ème rencontre des milieux économiques et sociaux UE-ACP : un partenariat renouvelé

Une réunion triennale entre les délégués de l’UE et des ACP a discuté des enseignements tirés des APE et a appelé à une plus grande implication des acteurs économiques et sociaux dans le développement futur des politiques post-Cotonou.

Les 15 et 16 mai 2017, le Comité Economique et Social Européen (CESE) rassemblait à Bruxelles en République Belge, des délégués des milieux économiques et sociaux de la plupart des pays d’Afrique, des Caraïbes et du Pacifique (ACP), des représentants des conseils économiques et sociaux des États membres de l’Union européenne et des pays ACP, des représentants de l’Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE, de la Commission européenne, du secrétariat général du groupe des États ACP, d’institutions internationales, d’organisations socioprofessionnelles ainsi que d’ONG, en vue de la tenue de la 28ème rencontre des milieux économiques et sociaux UE-ACP.

Les relations commerciales, le nouveau consensus européen pour le développement, la prévention et la réduction de la perte et des déchets alimentaires, l’industrialisation en tant que moteur de développement et l’avenir des relations de l’UE avec les pays ACP ont été les cinq thèmes principaux de la conférence, comme indiqué dans la déclaration finale de 32 points, conjointement acceptée. .

Relations commerciales et consensus pour le développement

Les représentants des milieux économiques et sociaux ACP-UE à l’issu de ce grand rendez-vous, se sont engagés à nouer avec les acteurs économiques et sociaux de la Communauté de développement de l’Afrique australe (CDAA), un dialogue centré sur le suivi de l’Accord de Partenariat Economique (APE), signé en juin 2016, entre l’Union Européenne et six des pays membres de la CDAA. En effet, le présent accord ne contenant aucunes dispositions « portant participation des acteurs économiques et sociaux au suivi dudit accord », ce qui constitue une violation de l’article 2 de l’accord de Cotonou « qui inscrit la participation des acteurs non étatiques au rang des principes fondamentaux de la coopération UE-ACP ». Toutefois, bien que se réjouissant de la signature d’un tel accord, les milieux UE-ACP estiment indispensable de « faire figurer dans chaque Accord de Partenariat Economique un chapitre consacré au développement durable, visant à atteindre un équilibre entre les dimensions économique, sociale et environnementale, afin de pouvoir contribuer avec succès à la promotion du développement durable en réduisant la pauvreté, en accroissant la prospérité et en respectant les limites de notre planète en matière de climat et de protection de la biodiversité ».

En outre, la délégation salue la proposition de la Commission européenne pour un nouveau consensus européen sur le développement, qui aux termes de la déclaration finale, met ce document couvrant l’ensemble de la politique de développement de l’UE en parfaite conformité avec son programme à l’horizon 2030.

Pour aller plus loin dans le consensus, elle insiste sur la nécessité de « reconnaître le dialogue social comme un instrument de mise en œuvre du programme pour le développement, conformément aux conventions de l’OIT ».

L’aide au développement a également été abordée dans les échanges. Les représentants des milieux économiques et sociaux ACP-UE estiment « qu’elle ne devrait pas être utilisée comme levier pour imposer une coopération concernant les objectifs de l’UE en matière de politique économique et étrangère, de sécurité de l’État et de contrôle des migrations ». Ils plaident par ailleurs pour une totale transparence dans la circulation de l’information relativement aux fonds publics attribués au développement. De plus, ils militent pour une véritable implication des acteurs sociaux dans l’élaboration, la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation des programmes de développement afin que ceux-ci répondent aux besoins réels du grand nombre.

Les autres sujets de discussion lors de cette rencontre ont fait référence, au gaspillage alimentaire et l’industrialisation des pays ACP, la prévention et la réduction des déchets alimentaires, qui devraient être consacrés à l’agenda politique dans un monde fortement affecté par les changements climatiques et aux avantages potentiels que l’industrialisation des pays ACP peut avoir sur la diversification des économies, la création d’emplois et la construction de sociétés équitables.

Lire la déclaration finale : http://www.eesc.europa.eu/resources/docs/final-declaration-28-acp-meeting-fr.pdf